Articles Tagués ‘Syrie’

Syrie: des dizaines de morts dans un attentat et des combats à Alep

Des dizaines de personnes ont été tuées mercredi dans un attentat mené par des rebelles syriens contre le QG des services du renseignement à Alep (nord) puis des combats avec l’armée du régime, a indiqué une ONG.

Une source militaire a confirmé l’attentat et indiqué que des combats étaient toujours en cours dans la partie d’Alep contrôlée par le régime.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les rebelles ont déclenché une puissante charge explosive souterraine contre un bâtiment abritant des bureaux du service de renseignement de l’armée de l’air.

« L’explosion et les combats ont fait des dizaines de morts dans les deux camps« , a indiqué l’OSDH, basé en Grande-Bretagne mais qui s’appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie.

L’explosion était assez puissante pour être entendue dans toute la ville, a indiqué un journaliste de l’AFP dans l’est d’Alep. Des habitants ont évoqué une secousse semblable à celle d’un tremblement de terre.

« Des hommes armés ont fait exploser un tunnel qu’ils avaient creusé puis attaqué les environs du siège du renseignement de l’armée de l’air« , a indiqué la source militaire syrienne.

« Des heurts sont en cours et l’armée de l’air syrienne mène des frappes sur les positions des hommes armés dans cette zone« , a indiqué cette source.

La branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra, a indiqué sur son compte Twitter que ses combattants avaient participé, avec d’autres factions rebelles, à l’assaut « contre les bureaux du renseignement de l’armée de l’air et les bâtiments environnants« .

Les rebelles syriens, notamment à Alep ont de plus en plus fréquemment recours au déclenchement d’explosifs enfouis dans des tunnels creusés sous des zones contrôlées par le régime.

Une explosion similaire sous la vieille ville d’Alep avait tué au moins sept membres des forces gouvernementales en décembre 2014.

En mai 2014, des rebelles avaient également déclenché des explosifs enfouis sous l’hôtel Carlton, un établissement de renom désormais utilisé comme base par les forces gouvernementales.

Les combats ont débuté mi-2012 à Alep, qui était alors le poumon économique et la deuxième plus grande ville de Syrie. Elle est depuis divisée entre les zones contrôlées par les rebelles à l’est et celles du régime à l’ouest.

Source : AFP.

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C'est sous un nom d'emprunt, Mohammed al-Ayan, qu'il réussit, en 2013, à partir en Syrie via la Turquie.

Le djihadiste britannique Mohammed Emwazi était suivi par les services de renseignement depuis six ans quand il est parti en Syrie. Ils avaient tenté en vain de le recruter.

Mohammed Emwazi, 26 ans, identifié jeudi comme le djihadiste londonien surnommé «Jihadi John» apparu sur sept vidéos de décapitations d’otages par l’État islamique, était connu des services de renseignement britannique. Ceux-ci avaient fait le rapprochement depuis plusieurs mois avec un islamiste radicalisé qu’ils connaissaient depuis des années.

C’est en 2007 que l’étudiant en informatique commence à attirer l’attention. Dans les quartiers de l’Ouest de Londres, il fréquente un réseau d’une douzaine de personnes connu pour ses liens avec les milices Chebab, filiale d’al-Qaida en Somalie. Trois membres de ce groupe ont été tués depuis, l’un vit au Soudan après avoir été privé de sa nationalité britannique, un autre est interdit de sortie du territoire, plusieurs sont en prison.

Interrogé par des agents du MI5 en 2009

En route pour la Tanzanie avec deux amis en 2009, Mohammed Emwazi est arrêté par les garde-frontières à son arrivée, soupçonné de chercher à se rendre en Somalie, et passe 24 heures en détention à Dar es-Salaam, avant d’être renvoyé par un avion de la KLM. Il est interrogé par des officiers du MI5 à son arrivée à Amsterdam, puis en Grande-Bretagne.

Les agents du renseignement intérieur cherchent alors à plusieurs reprises à le recruter. «Vous allez avoir beaucoup de problèmes, vous allez être connu, vous allez être suivi», aurait-on tenté de lui faire comprendre, selon un e-mail écrit par Emwazi à l’association Cage, dirigée par un ancien détenu de Guantanamo, pour se plaindre de ces pressions. Le MI5 aurait approché sa fiancée au Koweit, ce qui aurait entraîné l’annulation du projet de mariage.

Le jeune homme s’installe au Koweit en 2010, mais est empêché d’y retourner lorsque son visa est annulé après un séjour à Londres. Il est à nouveau interrogé par les forces de l’ordre. Il dépose alors une plainte à la police des polices britannique pour intimidation et harcèlement de la part des services antiterroristes.

Les familles de victimes réclament vengeance

C’est sous un nom d’emprunt, Mohammed al-Ayan, qu’il réussit, en 2013, à partir en Syrie via la Turquie. Le MI5 risque d’être une nouvelle fois accusé d’avoir laissé filer un suspect connu. Cela avait été déjà le cas de Michael Adebolajo, l’un des assassins du soldat Lee Rigby tué à l’arme blanche dans une rue de Londres en 2013.

Les victimes des otages tués en Syrie par Mohammed Emwazi et ses complices de Daech ont exprimé leur satisfaction, espérant que son identification puisse conduire à son arrestation. Mais pour Bethany Haines, fille de l’humanitaire britannique David Haines, le soulagement ne viendra que lorsqu’il recevra «une balle entre les yeux».

Source : Le Figaro.

Frédéric Pichon est chercheur associé à l’Université de Tours et spécialiste de la Syrie (*).

Bachar el-Assad redevient-il fréquentable ?

Plusieurs pays sont en train de renouer avec le régime syrien. Les parlementaires français reçus à Damas mercredi ont croisé une délégation américaine conduite par un ancien ministre de la Justice Ramsay Clark. Les États-Unis se sont aussi rapprochés et s’appuient sur l’Iran dans la lutte contre l’État islamique.

La France doit-elle renouer avec le régime syrien ?

Pour des raisons de coopérations sécuritaires, avec le phénomène des départs des djihadistes pour la Syrie, les autorités françaises sont poussées depuis longtemps par les services du renseignement à reprendre des relations avec Damas.

Peut-on parler d’un échec de la diplomatie française ?

Clairement. La décision de Nicolas Sarkozy de fermer l’ambassade de France en mars 2012 a eu de graves conséquences. Nous nous sommes privés d’informations. En étant présents sur place, nous aurions mieux identifié les groupes armés rebelles que nous avons aidés. Certaines armes sont tombées entre de mauvaises mains… La France a fait d’autres erreurs. Elle a mal évalué la capacité de résistance du régime. Elle a aussi été en pointe pour refuser d’inclure l’Iran et la Russie dans la résolution du conflit.

La Syrie est donc de moins en moins isolée ?

L’Union européenne a toujours conservé un ambassadeur. La majorité des pays de l’Onu ont conservé une représentation diplomatique à Damas. Il semblerait aujourd’hui que la Jordanie soit également prête à renouer avec Bachar…

200 chrétiens ont été enlevés par l’État islamique au nord-est de la Syrie. Ces communautés doivent-elles quitter le Moyen-Orient ?

Ce serait une catastrophe. Les chrétiens ont toujours été présents dans la région. Ils apportent un peu de diversité dans ce monde dominé par l’islam sunnite.

(*) Auteur de « Syrie : Pourquoi l’Occident s’est trompé » aux Éditions du Rocher.

Source : Le Progrès.

Le père d’un Arabe israélien de Jérusalem-Est a démenti vendredi auprès de l’AFP que son fils ait été un agent des services d’espionnage israéliens infiltré puis capturé dans les rangs du groupe Etat islamique (EI), comme l’affirme celui-ci.

L’EI publie dans le dernier numéro de Dabiq, sa revue en ligne en anglais, ce qu’elle présente comme l’interview d’un jeune de 19 ans envoyé selon elle en Syrie par le Mossad, l’agence de renseignement israélien, pour y intégrer le groupe jihadiste. Muhammad Said Ismail Musallam devait y recueillir des informations sur la localisation des armes et des bases de l’organisation ainsi que sur les Palestiniens qui allaient combattre en Syrie, selon le texte publié avec une photo de lui. En contrepartie, il devait recevoir un salaire mensuel, une maison et Israël assurerait son avenir à son retour.

C’est a priori la première fois que l’organisation fait état d’une telle capture. Dabiq ne dit pas ce qu’il est advenu du jeune homme. Un porte-parole du Shin Beth, les services de sécurité israéliens, a indiqué que le jeune homme était parti le 24 octobre pour la Turquie, d’où il était passé en Syrie, et que, selon les informations israéliennes, il avait rejoint l’EI. Mais il l’a fait « de sa propre initiative et à l’insu de ses parents », a dit le porte-parole. Il a laissé entendre qu’on pouvait assimiler ses propos à un démenti que Muhammad Said Ismail Musallam ait travaillé pour les services israéliens.

Said Musallam, le père du jeune homme a expressément démenti que son fils ait coopéré avec le Mossad. « Mon fils est innocent. ISIS (l’une des appellations de l’organisation Etat islamique) l’accuse parce qu’il a essayé de s’enfuir », a-t-il dit à l’AFP. Said Musallam, 52 ans, ne conteste pas que son fils ait interrompu son service civil israélien pour partir faire le jihad en Syrie, et montre des photos de lui en tenue de combattant. Il décrit son fils comme « totalement non-religieux » et envisage qu’il ait été recruté via internet. La dernière fois qu’il lui a parlé, son fils était à Raqqa (Syrie) après être passé par un camp d’entraînement, et disait vouloir rentrer, a rapporté son père. Il s’est dit très inquiet pour son fils à la lumière des exécutions perpétrées par l’organisation.

Les Musallam font partie des Arabes vivant dans les colonies juives de Jérusalem-Est (partie palestinienne de la ville annexée et occupée par Israël), en l’occurrence celle de Neve-Yaacov. Le chef de famille dit être lui-même né en Cisjordanie. Mais ses quatre enfants ont des passeports israéliens, dit-il. Selon Dabiq, c’est à Neve-Yaacov que Muhammad Said Ismail Musallam a été recruté par un voisin juif dans les services israéliens. Il a été confondu en Syrie par son refus d’obéir aux ordres de son « émir » et son comportement, selon ce texte. Les services de sécurité israéliens ont fait état ces derniers mois d’Arabes israéliens tués dans les rangs d’organisations jihadistes, arrêtés à leur retour, planifiant de constituer une cellule en Israël.

Source : L’Orient-Le Jour.

Dans la dernière parution de son hebdomadaire, le groupe terroriste Etat islamique revendique la capture en Syrie d’un espion israélien du Mossad.

L’article comprend notamment un entretien de la « taupe israélienne » présumée, identifiée comme étant un résident de Jérusalem-est âgé de 19 ans.

Parallèlement, les parents de Mohamed Saïd Ismaïl Mussalam ont confirmé à la chaîne israélienne Channel 2 que leur fils s’était bien rendu en Syrie, où il avait été enlevé par le groupe djihadiste.

D’après l’article publié par l’EI, Mussalam aurait été démasqué à cause de comportements « indigne d’un djihadiste’, il aurait été placé en détention.

Le magazine ne précise cependant pas quel sort attend le prisonnier.

 

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian s’est rendu à Londres pour s’entretenir avec son homologue britannique Michael Fallon. Au programme des discussions : les accords de paix en Ukraine, le renforcement du partenariat franco-britannique en matière de défense et la lutte contre le terrorisme. Interrogé par France 2 Londres sur la stratégie à adopter contre Daech, le ministre a réaffirmé le refus de la France de reprendre le dialogue avec le président syrien Bachar Al-Assad. Depuis le début de la révolution en mars 2011, les services secrets français ont arrêté toute coopération avec les renseignements syriens.

Jusqu’en mars 2012, les services secrets s’appuyaient sur les renseignements fournis par la Syrie pour combattre les djihadistes français revenant sur le territoire. L’arrêt des relations diplomatiques entre la France et le régime de Bachar Al-Assad rend aujourd’hui impossible le recueil d’informations sur le parcours des djihadistes français sur le territoire syrien. Une situation moralement compréhensible mais qui agacerait la DGSE, selon un article de nos confrères de Marianne. Plusieurs experts de la lutte anti-terrorisme estimaient que l’apport des renseignements venus des services de Bachar Al Assad était indispensable pour pister et surveiller les djihadistes et donc, à terme, de protéger la France.

Aujourd’hui le ministre de la défense, autorité de tutelle des services secrets français de la DGSE, a été très clair sur ce choix cornélien : « Bachar Al-Assad massacre son peuple depuis plusieurs années, il ne fait pas partie de la solution pour la Syrie.  Nous n’avons pas à choisir entre un dictateur sanguinaire et une armée terroriste impitoyable. Les deux sont à combattre ».

Source : Francetv info.