Articles Tagués ‘Afrique du Sud’

Julius Malema, l’ancien leader de la jeunesse du parti au pouvoir l’ANC, est dans de beaux draps. Une enquête a été ouverte à son encontre ce jeudi selon le ministre de la Sécurité intérieure. Il est accusé d’être un agent de la CIA, l’agence de renseignement américaine.

Le leader du parti radical les combattants pour la liberté économique sud-africain, Julius Malema est en proie avec la justice. En effet, le gouvernement a annoncé ce jeudi avoir ouvert une enquête sur quatre personnes accusés d’être des agents de la CIA, selon RFI. Parmi les accusés, figure le leader de l’opposition Julius Malema. L’opposition sud-africaine crie à la manipulation politique des services de renseignement.

Manipulation politique

Tout a débuté sur les réseaux sociaux, lorsque quatre acteurs de la vie politique sud-africaine ont épinglé Julius Malema comme étant des agents de la CIA. En réponse à ces accusations, l’opposition juge les enquêtes ouvertes du gouvernement « grotesques et politiquement motivées ». Selon elle, il s’agit purement d’une manipulation politique. Pour elle, les services de renseignements sont utilisés à des fins purement politiques afin de faire oublier ses dysfonctionnements.

Les services de renseignements sont par ailleurs dans la tourmente ces derniers jours avec l’affaire du Spycables. Le gouvernement sud-africain se trouve en mauvaise posture le 23 févier dernier avec la révélation par la chaîne qatarienne Al-Jazeera des Spycables. Ces documents provenant ou adressés aux services de renseignements sud-africains, contiennent les échanges entre Pretoria et plusieurs agences de renseignements depuis 2006. Désormais rendus publics, ces documents, selon le ministre chargé des Renseignements, « portent atteinte à la sûreté de l’État et à ses relations diplomatiques. »

Source : Afrik.com.

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La fuite de centaines de câbles confirme le rôle central de l’Afrique du Sud dans le grand jeu du renseignement mondial. Mais aussi une certaine porosité de ses services secrets…

Après WikiLeaks aux États-Unis, LuxLeaks au Luxembourg puis SwissLeaks en Suisse, c’est au tour de l’Afrique du Sud d’avoir des problèmes de fuites. Désignée sous le nom de « Spy Cables » par les médias anglo-saxons, cette nouvelle affaire porte sur la publication par la chaîne qatarie Al-Jazira, le 23 février, d’échanges entre les services secrets sud-africains et leurs homologues étrangers de 2006 à 2014. L’authenticité de ces « câbles espions » n’a pas encore pu être vérifiée, mais leur divulgation – 244 documents, dont un grand nombre sont classés secret-défense – embarrasse Pretoria qui, dès le 25 février, a condamné le procédé et annoncé l’ouverture d’une enquête interne à la State Security Agency (SSA).

Ces fuites, qui révèlent notamment la pression exercée par les services secrets américains et britanniques (pour que Pretoria renonce à toute coopération nucléaire avec l’Iran), mais aussi israéliens (pour dissuader l’Afrique du Sud de boycotter les produits de l’État hébreu, par exemple), montrent le rôle central que la nation Arc-en-Ciel occupe ces dernières années dans le grand jeu du renseignement mondial. Près de 80 noms d’espions étrangers établis dans le pays sont répertoriés, avec leurs coordonnées et les couvertures utilisées. Confirmant que l’Afrique du Sud est bel et bien devenue « le nouvel eldorado de l’espionnage », pour reprendre l’expression de l’un d’entre eux.

Mis bout à bout, les documents révèlent aussi une certaine vulnérabilité des services sud-africains. Parmi les problèmes pointés au sein du SSA : la disparition d’ordinateurs portables, l’absence de coffres pour conserver les documents sensibles ou d’enquêtes approfondies sur les responsables des différentes institutions de sécurité du pays. Un câble estime même que l’agence est « totalement noyautée » par les services secrets étrangers. « Tout le monde travaille pour quelqu’un d’autre », assure un cadre cité dans le document.

Une affirmation déjà mise en lumière par une note dévoilée par WikiLeaks en 2011 : Moe Shaik, l’ancien chef des services sud-africains, y apparaissait comme l’une des principales sources d’information des Américains. Les documents des « Spy Cables », qui n’auraient évidemment pas dû tomber entre toutes les mains, confirment hélas les limites de la SSA.

Source : Jeune Afrique.

Un rapport du service de contrespionnage de l’Afrique du Sud, le ‘National Intelligence Agency – NIA’ a listé, sur demande émiratie, les pays africains ciblés par les services spéciaux Iraniens.
‘‘L’Afrique est plutôt faible sur la liste des priorités des services secrets iraniens, à l’exception notable de certaines zones du continent’’.
Ainsi avait renseigné des agents sud-africains du NIA, des collègues à eux des services secrets des Emirats Arabes Unis, lors d’une réunion d’échange de renseignement, déroulée dans le Golfe, il y a peu de mois.
Un rapport sanctionnant cette réunion des membres des contrespionnages sud-africain et Emirati, dont les contenus sont cités par le quotidien britannique The Guardian, a indiqué que les agents sud-africains, pressés par la CIA, pour épier les activités de l’Iran sur le continent africain, avaient dressé une liste restreinte des pays africains, qui subissent les activités secrètes des services iraniens.La même source a indiqué que, parce que ayant une communauté chiite au sein de sa population, le Maroc, figure parmi les rares pays du continent ou l’Iran s’active à y développer ses influences.

La liste dressée par le NIA se présente comme suivant : Le Maroc, Tanzanie, Ethiopie, Nigeria, Sénégal, Mauritanie, Niger et Guinée.

Selon The Guardian, lors de leur réunion avec leurs homologues émiratis, les hauts responsable du NIA avaient déclaré : L’activité actuelle des services secrets de l’Iran sur le continent n’est pas durable ni solide. l’Afrique est plutôt faible sur la liste des priorités de l’Iran. L’influence iranienne en Afrique est limité aux zones où il ya des communautés chiites importantes. Les pays ciblés sont : La  Tanzanie, l’Ethiopie, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, le Niger et la Guinée ».

Source : Lemag.ma.