Archives de la catégorie ‘Mercenaires’

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Le journal Rbk et les journalistes indépendants du Conflict Intelligence Team recueillent et analysent des données sur les combats en Syrie et dans le Donbass. D’après leur enquête, au moins 9 combattants russes sont morts en Syrie depuis le début de l’année, dont 6 faisaient partie de la société militaire privée Wagner.

Ces mercenaires avaient déjà combattu dans le Donbass et pour certains, en Tchétchénie. L’agence Reuters de son côté parle de 18 citoyens russes tués en Syrie depuis fin janvier, une période qui coïncide avec d’intenses combats pour reprendre la cité de Palmyre. La plupart d’entre eux seraient des militaires sous contrat avec des sociétés privées.

Durant la même période, le ministère de la Défense n’évoque que 5 tués, et nie la présence de sociétés militaires privées, interdite selon la législation russe.

Le fondateur du Conflict Intelligence Team, Ruslan Leviev, explique qu’il travaille sur des sources ouvertes, notamment l’examen des réseaux sociaux. D’après lui, les corps des combattants morts au combat sont rendus aux familles dans des cercueils scellés. Les parents reçoivent parfois des compensations financières.

Wagner aurait envoyé au moins 500 combattants en Syrie, mais certaines sources parlent de 1500, partis en deux vagues dans la région de Palmyre. Si les premiers contingents ne comprenaient que des moins de 35 ans, les derniers comprenaient des plus de 50 ans.

Source : RFI.

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L’appel au mercenariat par les États, principalement les USA durant les conflits d’Afghanistan et d’Irak, est en constante augmentation depuis 15 ans.

L’appel au mercenariat par les États, principalement les USA durant les conflits d’Afghanistan et d’Irak, est en constante augmentation depuis 15 ans. En 2010, 207.000 mercenaires étaient employés par les Américains alors que seulement 175.000 soldats de l’armée régulière américaine étaient déployés. Les Russes font également appel à ce type de troupes : la plupart du temps des Tchétchènes aguerris.

Les dépenses du Pentagone pour ces sociétés militaires privées (SMP) sont passées, de 1999 à 2008, de 145 milliards à 410 milliards d’euros. Le Pentagone ne saurait plus s’en passer. C’est à cette conclusion que sont arrivés Sean McFate, professeur au National Defense University et membre du Conseil Atlantique, ainsi que la Rand Corporation. McFate lui-même, qui servit d’abord dans l’armée régulière, fut ensuite embauché par la société DynCorp en Afrique. McFate affirme que les USA ont ouvert la boîte de Pandore du mercenariat. Selon lui, l’augmentation des SMP est liée au transfert mondial des structures de pouvoir. Par le passé, il était du ressort exclusif des États-nations, mais un « ordre mondial multipolaire » est en train de se former, sous l’aspect de SMP, d’ONG et d’États, engagés dans une concurrence d’influence. L’utilisation de SMP est une ingérence directe dans le monopole du pouvoir d’État. McFate appelle cela « le nouvel esprit du Moyen Âge », puisque nous sortons en quelque sorte de l’ordre engendré par le traité de Westphalie – qui mit fin à la guerre de Trente Ans entre l’Allemagne et la Hollande en 1648 – et à l’origine des États-nations en Europe. Les armées de mercenaires qui vendaient leurs services au plus offrant, dont on ne savait pas toujours s’ils répondaient à l’offre, ou s’ils créaient l’offre, existaient déjà à l’époque.

George W. Bush et son ministre de la Défense Donald Rumsfeld réformèrent l’armée américaine de telle façon que les tâches non reliées directement à la guerre soient confiées à des entreprises privées. C’est ainsi que Halliburton, durant la dernière guerre en Irak, fut chargée de l’approvisionnement des bases américaines, pendant que Blackwater et DynCorp assurèrent la formation et la sécurité, puis la reconstruction du pays.

McFate souligne encore que lorsque les politiciens lancèrent la guerre en Irak, ils ne pensaient pas qu’elle serait si longue. Il ne leur resta alors que trois possibilités : le retrait, l’appel à la conscription comme au Vietnam et, enfin, l’appel aux sociétés privées. C’est cette solution qui fut choisie. C’est ainsi que se développa ce phénomène hors contrôle de l’État.

Les SMP ne sont pas soumises au contrôle parlementaire et leurs attributions sont opaques. Un rapport gouvernemental de 2011 dénonce escroqueries et corruption, liées à ces SMP. Elles s’élèvent à 53 milliards d’euros, aux frais du contribuable américain. Malgré les critiques virulentes contre les pratiques de Blackwater, responsable entre autres du massacre de 17 civils irakiens, et de DynCorp, accusée de travail bâclé et de surfacturation, les USA continuent à traiter avec ces entreprises.

Suite à ces scandales à répétition, le président de Blackwater, Erik Prince, a rebaptisé sa société Academi. McFate ne croit pas que ces entreprises mercenaires disparaîtront. Il affirme qu’actuellement, en Ukraine, 500 mercenaires d’Academi sont déployés.

Source : Boulevard Voltaire.

Le manque de supervision de l’armée américaine est cité dans une enquête du Sénat visant la compagnie de sécurité privée Blackwater, qui a permis à ses employés d’utiliser des armes sans autorisation en Afghanistan, a-t-on appris mardi à la commission de la Défense.

Au cours d’une enquête de plusieurs mois, la commission a relevé des cas d’utilisation « imprudente » d’armes par les personnels de la société Paravant, une filiale de Blackwater. Elle a noté un processus de sélection des employés peu sérieux, certains ayant un passé judiciaire.

Une violation des règles concernant l’obtention et le port d’armes en Afghanistan, ainsi qu’un manque de supervision de la part des autorités militaires américaines, ont été constatés.

« Pourquoi la question des sous-traitants est-elle si importante? La vérité c’est que dans le combat contre les talibans, la perception que les Afghans ont de nous est cruciale », a dit le sénateur Carl Levin président de la commission.

M. Levin s’exprimait devant la presse à la veille d’une audition devant la commission qui aura lieu mercredi à 09H30 (14H30 GMT) pour examiner l’affaire Blackwater/Paravant. Plusieurs responsables de la société privée ont été invités à témoigner.

A l’automne 2008, Paravant est devenu sous-traitant de la société Raytheon avec pour mission de former des membres des forces de sécurité afghanes.

Le 5 mai 2009, deux employés de Paravant en Afghanistan, Justin Cannon et Christopher Drotleff, ont ouvert le feu provoquant la mort de deux Afghans et en blessant trois autres. Ils ont depuis été inculpés par la justice américaine.

Selon le ministère de la Justice, cité par la commission, l’incident a « créé des difficultés diplomatiques » pour les Etats-Unis en Afghanistan, engendrant des conséquences sur « la sécurité des intérêts américains ».

Déjà, en décembre 2008, des employés de Paravant s’étaient illustrés en parcourant une rue assis sur le toit d’un véhicule en marche, avec des kalachnikovs chargées en main. Une irrégularité du terrain a fait tressauter le véhicule, et l’une des armes a libéré une salve, qui a blessé gravement à la tête l’un des employés.

Selon la commission, il aura fallu attendre le deuxième incident pour que les autorités militaires s’intéressent à Paravant. « Espérons que l’armée sera bien plus prudente » à l’avenir, a dit M. Levin mardi.

En outre, précise la commission, les instructeurs de Paravant n’étaient pas autorisés à porter des armes. Les collaborateurs des élus qui ont mené les enquêtes ont découvert que Blackwater/Paravant s’était procuré des armes dans un dépôt qui était réservé aux forces de sécurité afghanes. Ce dépôt, nommé Bunker 22, était contrôlé par l’armée américaine.

M. Levin a affirmé que seules quelques unes « des centaines d’armes » indûment détenues par les sous-traitants ont été restituées.

Parallèlement, deux élus démocrates du Congrès ont déposé mardi une proposition de loi visant à interdire à l’administration et à l’armée américaine de faire appel à des sous-traitants dans les zones de combat, notamment en Irak et en Afghanistan.

Blackwater – aujourd’hui Xe – avait été mise en cause après la fusillade qui avait fait quelque 17 morts le 16 septembre 2007 à Bagdad, impliquant des agents de la société de sécurité et qui avait poussé le pouvoir irakien à annoncer la fin de la licence de l’entreprise en Irak.

Source : Le Matin (Lausanne), 24 février 2010.

Le jeudi 18 mars 2010 à l’école militaire de 9 heures à 17 heures 30, les Ecole de Saint-Cyr Coêtquidan (ESCC), le Centre de Doctrine d’Emploi des Forces (CDEF)et le Collège de l’Enseignement Supérieur de l’Armée de Terre (CESAT), soutenus par la Fondation Saint-Cyr , organisent en amphithéâtre LOUIS un colloque sur le thème   « Les forces armées face au défi de la privatisation de l’action militaire : Comment, pour une armée régulière, coopérer sur le terrain avec les sociétés militaires privées ? »

Pour la première fois dans l’armée de Terre, le Centre de Recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, le Centre de Doctrine d’Emploi des Forces et le Collège de l’Enseignement Supérieur de l’Armée de Terre organisent, le jeudi 18 mars 2010, un colloque interarmées et international de réflexion traitant de la place et de l’emploi des sociétés militaires privées dans les conflits modernes.

Le maintien de la légitimité de nos engagements armés est une condition fondamentale de réussite des missions qui sont confiées, à nos forces, par les autorités politiques. Or les missions des forces armées, notamment de stabilisation, les amènent à côtoyer fréquemment des sociétés militaires privées, lesquelles évoluent dans un vide juridique et éthique maintes fois souligné. Comment mieux faire cohabiter, voire coopérer, ces deux acteurs ?

Face à cette situation, les pays occidentaux apportent des réponses différentes, ainsi des pays à culture libérale sont plutôt favorables à ces sociétés militaires privées alors que les pays à culture régalienne comme la France sont plus réservés.

Pratiques :

Organisé par les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan – le Centre de Doctrine d’Emploi des Forces – le Collège de l’Enseignement  Supérieur de l’Armée de Terre

  • Jeudi 18 mars 2010 – 09h00 – 17h30
  • Amphithéâtre Louis – Ecole Militaire – 1 place Joffre 75 007 Paris.
  • Exclusivement sur inscription : 01 44 42 47 57

Courriel : stephanie.catalan@cdef.terre.defense.gouv.fr

Source : Theatrum Belli, 22 février 2010.

Le ministre irakien de l’Intérieur a ordonné l’expulsion de 250 anciens employés de la compagnie de securité Blackwater présents en Irak au moment de la fusillade sanglante de septembre 2007 à Bagdad.

« Nous avons envoyé un ordre à 250 anciens agents de Blackwater, qui travaillent aujourd’hui pour d’autres compagnies de sécurité, de quitter le pays dans les sept jours et nous leur avons confisqué leur permis de séjour », a affirmé jeudi à l’AFP Jawad Bolani.

Source : AFP, 12 février 2010.