Un agent iranien a assassiné le procureur Nisman, selon un site de renseignement

Publié: février 21, 2015 dans Amérique, Terrorisme
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Le site Debka proche de sources israéliennes affirme qu’une enquête spéciale des sources des renseignements a permis de découvrir qu’ Alberto Nisman, 51 ans, a été assassiné le 18 janvier par un agent iranien, qui a réussi à gagner sa confiance, en se faisant passer pour un transfuge désertant l’Iran, sous le nom d’Abbas Haqiqat-Ju.

Son assassin a frappé quelques heures avant que Nisman ne prouve devant le Parlement argentin que la Présidente Cristina Kirchner et le ministre des Affaires étrangères Hector Timerman ont cherché à effacer les traces de la complicité de l’Iran dans l’attentat de 1994.

Le juge Nisman avait pointé du doigt le gouvernement iranien au terme de son enquête en inculpant en 2009 huit hommes (deux libanais du Hezbollah et six responsables iraniens, dont cinq ont fait l’objet de mandats d’arrêt internationaux) pour leur responsabilité dans l’attentat contre l’AMIA, qui avait fait 85 morts et plus de 300 blessés en 1994 à Buenos Aires. Il faut savoir que ces cinq Iraniens ne sont pas des moindres et occupent actuellement les plus hautes fonctions, il s’agit d’Ali Akbar Rafsandjani, président du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, Velayati, conseiller de politique étrangère du Guide suprême Ali Khamenei, Ali Fallahian, membre de l’Assemblée des Experts et conseiller de Khamenei, Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil de détermination et Ahmad Vahidi, membre de ce conseil et aussi du Conseil stratégique des relations étrangères.

Selon l’enquête du procureur Nisman, le plan de l’attentat contre le centre juif à Buenos Aires a été discuté dans une réunion du Conseil suprême de sécurité nationale le 14 aout 1993 par le guide suprême Khamenei, le président de l’époque Rafsandjani, le ministre des affaires étrangères de l’époque Akli Akbar Velayati et le ministre du renseignement de l’époque Ali Fallahian. Une fois la décision finalisée, Khamenei a chargé le Vevak et la Force Qods des pasdaran de mener l’attentat. A l’époque Ahmad Vahidi commandait la Force Qods et Mohsen Rezaï dirigeait les pasdaran. L’enquête de Nisman révèle que le mollah Mohsen Rabbani, principale tête de pont du terrorisme du régime en Amérique latine qui travaillait sous couvert d’attaché culturel à l’ambassade de Buenos Aires, un autre agent du Vevak nommé Ahmad Reza Asghari, sous couvert de troisième secrétaire de l’ambassade, et Imad Moughnieh , commandant du Hezbollah, ont été impliqués dans la mise en œuvre du plan.

L’assassin s’est infiltré
Selon le site Debka, c’est en affirmant vouloir fournir des renseignements sur Mohsen Rabbani que l’assassin, un agent iranien se faisant passer pour un transfuge, a pu s’approcher du procureur. Celui qui se présentait en 2010 comme un certain Abbas Haqiqat-Ju, a affirmé être un membre du VEVAK le ministère du Renseignement iranien en possession de documents sur la complicité dans ces crimes de Mohsen Rabbani, alors responsable principal des renseignements à l’ambassade d’Iran en Argentine.

Debka affirme que deux ministres du Renseignement iranien, le titulaire en poste, Mahmoud Alavi et son prédécesseur, Hojjat-ol-Eslam Heydar Moslehi, travaillent, depuis des années pour trouver un moyen d’éliminer Nisman. Ils ont travaillé pour cela, main dans la main avec des agences gouvernementales et de renseignement argentins.

La main clandestine de Téhéran est profondément infiltrée aux Amériques.
L’agent du VEVAK, Abbas Haqiqat-Ju a contacté Nisman pour lui proposer une rencontre secrète. Il s’est présenté comme un ancien haut responsable du VEVAK ayant fait défection, qui a fui au Danemark et qui veut s’envoler vers Buenos-Aires avec une mallette pleine de documents confidentiels relatifs à l’attentat contre le Centre juif.

Quatre ans pour obtenir la confiance du procureur
Le rendez-vous s’est déroulé à Buenos-Aires. L’agent iranien, a transmis à Nisman des documents authentiques contenant des preuves de l’implication de l’Iran dans les attentats. Au cours d’une relation qui a duré quatre ans, le faux transfuge a fini par convaincre le procureur de sa bonne foi.

En décembre 2014, Nisman était prêt à soumettre un rapport de 300 pages documentant l’ensemble de ses découvertes sur le rôle de la présidente Kirchner dans le brouillage de l’enquête sur le terrorisme de l’Iran. Téhéran a alors décidé de passer à l’acte.

Le faux transfuge contacte Nisman en secret et lui affirme qu’un officier de haut-rang du renseignement qui lui était fidèle avait réussi à fuir Téhéran avec une autre mallette pleine de documents de la plus haute importance.

Trois coups à la porte pour l’assassiner

Haqiqat-Ju a expliqué que le deuxième transfuge avait besoin d’un endroit totalement stérilisé pour leur rencontre. Il a averti le procureur qu’il devait garder un silence total sur ce rendez-vous. Les renseignements argentins étant bourrés d’agents iraniens. Par-dessus tout, s’il voulait vraiment examiner les nouveaux documents, il devait se débarrasser des dix gardes du corps qui lui étaient assignés et être seul quant l’hôte arriverait à son domicile au 13e étage de la tour du Parc, dans le quartier de Puerto Madero à Buenos-Aires. Cet invité mystère signalerait son arrivée par trois coups à la porte. Nisman ne devait pas le laisser attendre, mais le faire entrer immédiatement.

Avant de mettre en scène l’assassinat, Haqiqat-Ju a secrètement loué un appartement à la porte d’à côté. C’est lui qui a frappé à la porte les trois coups du 18 janvier. Le procureur a ouvert la porte à son meurtrier. En tant que confident qu’il était devenu, il savait exactement où se trouvait le petit pistolet que Nisman avait emprunté à un ami, pour pouvoir l’utiliser et le tuer.
L’assassin iranien s’est ensuite enfui par le système de chauffage central reliant les deux appartements et a endossé un déguisement. Ses complices argentins avaient, auparavant, débranché les caméras de sécurité du bâtiment. Il a ainsi réussi à sortir en marchant, à se rendre à l’aéroport et à s’envoler grâce à un faux passeport pour Montevideo, de là vers Dubaï et finalement pour Téhéran.

Son meurtrier était parti depuis longtemps lorsqu’on a découvert le corps du procureur sans vie, tué d’une seule balle dans la tête par un petit pistolet de calibre 22.

Source : Iran Focus.

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