Les Mémoires posthumes de Roger Auque : au service… des services secrets

Publié: février 8, 2015 dans Europe, Moyen-Orient
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Les Mémoires posthumes de Roger Auque: d'autres vies sous la mienne
Journaliste, ambassadeur et espion… Avant de mourir d’un cancer à 58 ans, l’ex-otage au Liban s’est confié dans ses Mémoires posthumes.
[EXTRAITS]

Je n’avais pas, je n’ai jamais eu un train de vie compatible avec des revenus de journaliste, fût-il parisien. C’est pourquoi j’ai choisi une deuxième vie, celle de « mercenaire » pour les services secrets. Les correspondants de guerre, les envoyés spéciaux ont toujours été une cible de choix pour les services. Mon initiation a débuté au cours de l’été 1989, à bord d’un superbe yacht rempli de très jolies filles, au large de Saint-Tropez. Les yachts, c’est toujours plein de jolies filles. J’étais invité à bord par un riche homme d’affaires français.

Un type assez sympa s’approche. Il est cordial, mais va droit au but : « Je m’appelle Amos, je suis israélien. Nous avons un pilote, Ron Arad, détenu depuis 1986. Nous pensons que vos libérateurs du Liban peuvent nous aider. » Se produit alors une sorte de négociation, le contact avec Safa [NDLR : son libérateur du Liban] en échange d’une interview du cheikh Obeid, l’un des responsables du Hezbollah au Sud-Liban, récemment capturé par Tsahal. […]

Dès cette époque, j’ai noué des rapports très étroits avec Israël. Je m’y rends très souvent, car j’y ai un double intérêt. Israël possède des services secrets très efficaces. C’est en outre un appui important dans mon métier. Je l’avoue aujourd’hui, ce n’était pas la seule raison. J’entretiens alors des contacts étroits avec le Mossad, qui a vite compris l’intérêt que pouvait présenter un journaliste français connaissant le Moyen-Orient sur le bout des doigts. Je vous dévoile aujourd’hui ce qui constitue ma part d’ombre.

Je n’ai pas été qu’un journaliste, j’ai été rémunéré par les services secrets israéliens pour effectuer certaines missions, par exemple des opérations secrètes en Syrie, sous couvert de reportage. […] J’ai également travaillé pour les Français. De la même manière, j’ai exigé d’être rémunéré, car je ne voulais pas être considéré comme un agent secret. Les Français payaient moins bien que les Israéliens.

Guerre secrète.

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