Le renseignement est la base de la lutte antiterroriste

Publié: février 4, 2015 dans Afrique

Le renseignement est la base de la lutte contre le terrorisme. C’est ce qu’a rappelé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Addis Abeba, qui a noté l’importance de renforcer la coopération sécuritaire entre les pays de la région et le Nigeria confronté à l’organisation terroriste Boko Haram. «Conscient de la difficulté de la tâche, mon pays reste mobilisé, aux plans national, sous-régional et international, dans le cadre de la stratégie des Nations unies de lutte contre le terrorisme et de l’Union africaine, pour éradiquer le fléau du terrorisme de notre continent», a affirmé le Premier ministre qui intervenait sur la question de Boko Haram (Nigeria), avant-hier à Addis-Abeba au sommet du Conseil de paix et de sécurité (CPS).

«C’est une nécessité civilisationnelle et fondamentale pour l’Afrique», a-t-il dit, faisant observer que «la menace du groupe Boko Haram s’étend et prend des proportions dangereuses et préoccupantes qui appellent à une riposte rapide, vigoureuse et robuste pour mettre un terme définitif aux massacres et atrocités commis régulièrement par ce groupe terroriste».

Sellal qui représente le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au sommet de l’Union africaine (UA), a relevé que les activités terroristes de ce groupe (Boko Haram) s’étendent et touchent maintenant des zones de plus en plus larges au Nigeria, mais également au nord du Cameroun, ajoutant que les activités criminelles de ce groupe devront être «enrayées pour protéger les populations civiles».

Cité par l’APS, Abdelmalek Sellal a affirmé que la coordination entre les pays de la région avec le Nigeria doit être «effective» et porter «immédiatement» sur l’échange de renseignement qui est à la base de la lutte contre le terrorisme. «La réponse doit également porter sur le volet crucial du renforcement des capacités du Nigeria et des pays voisins et la fourniture d’équipements, précisant qu’il est du devoir et de la responsabilité de la communauté internationale d’apporter sa contribution dans ce domaine».

Abdelmalek Sellal a en outre estimé que la réponse doit porter sur «l’adhésion des populations locales à la lutte menée par les Etats contre le terrorisme».

Le Premier ministre qui a d’autre part souligné que le développement de secteurs économiques productifs et intégrés en Afrique, était subordonné à la mise en place d’infrastructures, évoquant «la transformation économique et structurelle et l’intégration régionale en Afrique», a rappelé que le récent sommet de Dakar avait mis en exergue, l’«importance des infrastructures pour le développement de secteurs économiques productifs et intégrés».

Il a également souligné «l’importance» de la stabilité juridique et fiscale ainsi que l’harmonisation des cadres réglementaires pour, a-t-il dit, «favoriser l’implication du secteur privé dans le financement de projets d’infrastructures, y compris dans le cadre d’un partenariat public-privé», rapporte l’APS.

«En effet, les infrastructures ne sauraient à elles seules suffire pour parvenir à la transformation structurelle des économies africaines et à l’intégration régionale et continentale», a-t-il affirmé, soutenant que le développement de compétences scientifiques, techniques et managériales s’avère indispensable pour permettre une restructuration économique de l’Afrique fondée sur la technologie moderne et répondant ainsi aux exigences de productivité et de compétitivité», a-t-il estimé. Sellal a suggéré de créer «un environnement réglementaire adéquat», pour que le développement des infrastructures puisse «favoriser l’industrialisation».

«L’Algérie poursuit son engagement dans la réalisation de projets interrégionaux et nationaux»

Evoquant le rôle de l’Algérie qui finance plusieurs projets de faisabilité, Abdelmalek Sellal a indiqué qu’elle poursuivait «son engagement dans la réalisation de projets interrégionaux et de projets nationaux de portée régionale dans le domaine des infrastructures».

«L’Algérie s’efforce aussi de relancer son développement industriel à travers des filières de substitution aux importations et celles où elle dispose d’avantages comparatifs, tout en œuvrant à la promotion d’une coopération industrielle bilatérale et régionale», a-t-il fait savoir. Le Premier ministre a pris part à la 22e session ordinaire du Forum des chefs d’Etat et de gouvernement du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), et représente le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, prévu à Addis Abeba, hier et aujourd’ hui.

La 22e session du MAEP a vu l’adhésion de la Côte d’Ivoire comme 35e pays membre, selon le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, ajoutant que l’agence chargée du suivi de ce mécanisme a connu la désignation d’un nouveau directeur général.

Deux rapports d’étapes ont été présentés par l’Algérie, le président Bouteflika faisant partie des pères fondateurs de ce mécanisme, avec Thabo Mvuyelwa Mbeki, ancien président de l’Afrique du Sud et l’ex-président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, est-il rappelé.

 Le Temps d’Algérie.

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